Show me what you got!

Show me what you got!
- Pause estivale -

S'il y a bien une période de l'année où j'me sens vraiment, vraiment larve, c'est bien du premier juillet au trente août. Malheureusement pour moi, c'est pile le moment que ma mère a choisi pour:
- nous mettre au régime
- m'obliger à me coucher avant minuit.
Bref, ce cauchemar cette vie de rêve commence pour moi dimanche, je pars dans une petite ville près de Nice, Cannes, St-Tropez, mais surtout proche de l'Italie, où j'espère retourner. Je vais donc louper Rock en Seine, un éventuel travail qui m'aurait permis de survivre,etc, etc. Mais, le point positif c'est que j'aurais le temps de lire tous les livres qui me passeront sous la main et que, bénéficiant à présent d'un forfait illimité, peut-être que le contact avec Strasbourg sera envisageable.



Je vous laisse donc, à moi le bronzage, la piscine, la mer, le ciel bleu, 43°C non-stop, les bains de minuit, Floriane, Ophélie, Carl, Théo (qui vont m'aider à survivre), les cigales & vive la France.

(& sinon, la photo, c'est là où je vais)
# Posté le mercredi 11 juin 2008 15:18
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 08:50

Come on baby, light my fire. ♫

Come on baby, light my fire. ♫
Les yeux au ciel, les nuages blancs dans le bleu parfait. Nulle trace de dieu, au ciel, ces nuages lents dans le bleu défait. Le soleil inonde le ciel, mes jours en hiver passés à t'oublier, où chaque seconde est une poignée de terre, où chaque minute est un sanglot. Vois comme je lutte, vois ce que je perds en sang et en eau, en sang et en eau...
Je jette au ciel, ces galets polis que tu peignais en vert. Mais nulle réponse du ciel, nul ricochet sur cette mer à l'envers. Le soleil inonde le ciel, mes jours en enfer passés à t'enterrer, où chaque seconde est une poignée de terre, où chaque minute est un caveau. Vois comme je lutte, vois ce que je perds en sang et en eau, en sang et en eau...
J'espère qu'au ciel, des diables malins coupent aux anges leurs ailes pour que tu retombes du ciel, dans mes bras ouverts, cadeau providentiel. Mais chaque seconde est une poignée de terre, mais chaque seconde est une poignée de terre, et chaque minute est un tombeau. Vois comme je lutte, vois ce que je perds en sang et en eau, en sang et en eau.
# Posté le vendredi 28 mars 2008 12:18
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 09:05

Life is a bitch and then we die.

Life is a bitch and then we die.
Mardi 16 Juin 2009; *

« Il y a au moins un côté positif. Mon c½ur n'est plus rempli que de haine. Je n'ai plus personne à aimer, j'ai tout perdu en, quoi, 24 heures ? Oui, voilà. Alors maintenant, maintenant que je suis réellement seule, sans plus personne, que je n'ai même plus la possibilité de ressentir l'attirance de celle qui est aimée, la chute peut commencer. Les engrenages étaient pourtant bien à leur place, chacun prêt à se lancer, dans ma tête et mon esprit j'étais prête. J'avais calculé le temps qu'il me faudrait, j'avais foi en cet avenir qui maintenant est si noir. Et, juste avant que le mécanisme se mette en marche, il y a eu la turbulence. La perturbation. Qui a tout fait foirer. J'y étais presque, j'allais réussir. Mais non. C'est fini, ce n'est plus la peine.
C'est étrange, il n'a jamais fait aussi beau. Le ciel n'a jamais été aussi bleu, la brise aussi douce, le soleil aussi caressant. Et pourtant je suis gelée. Je n'espère plus rien, je n'ai plus goût à rien. Sourire me donne des contractions horribles et j'ai l'impression que c'est une grimace que je me force à faire. Je n'y arrive pas. Même chanter, chose que je vais tout le temps, ça me fatigue et me brise.
Mais soit. Plus la chute sera dure et longue, plus la renaissance sera belle. »



Vendredi 20 Mars 2009; *

« Je me sens tellement seule par moments. Ce n'est pas que ça me déplait, au contraire, c'est plutot reposant & agréable. Il y a quelque chose qui m'arrive de plus en plus souvent, assez perturbant. En fait, c'est quelque chose d'assez complexe à décrire ; le fait d'avoir l'impression de s'extirper de son corps et de s'observer d'un point de vue extérieur. Parfois, ça m'arrive et je ne me reconnais pas. Ce que je fais, ce que je dis, ce n'est pas moi, c'est celle qu'on veut que je soie mais ce n'est pas moi. J'aimerais parfois être vraiment moi. Vous savez ; dire tout ce que j'aimerais tellement dire mais que je ne dis pas, par fierté, honte, stupidité? Ne pas blesser certaines personnes car ça n'en vaut pas la peine, & autres. Être plus naturelle, m'habiller comme je veux vraiment, être libérée, ne pas mentir à longueur de temps, avoir quelqu'un à qui raconter mes problèmes, bref ; être sincère.
& je me suis rendue compte qu'en fait, c'est pas nécessaire.»



Lundi 9 Mars 2009 ; *

« Ce soir je suis triste, il n'y a pas de raison particulière mais au moment où j'écris les larmes coulent sur mes joues, mes mains, les touches de mon clavier. Taches humides sur mon tee-shirt, perles glacées qui se perdent dans mes cheveux. J'ai mal au c½ur, et bien que ce soit vraiment niais à dire, c'est le cas, dans tous les sens possibles du terme. Il y a déjà cette douleur physique qui ne part pas, ajoutez à ça le reste, c'est à dire le pire . . .
J'ai envie de serrer quelqu'un dans mes bras mais plus personne n'est capable de me réconforter. Personne ne pourrait me redonner le sourire, là tout de suite. Alors je pleure seule et en silence, avec ce morceau de piano si beau (Claude Debussy pour les amateurs). Demain sera dur, après-demain encore plus, et ça empirera à chaque fois. La peur est revenue. »



Samedi 6 Septembre 2008 ; *

« Je suis intimement persuadée, et je l'ai toujours été, que l'homme n'est pas un être conçu pour la vie de société. Il se force à vivre en communauté, à se trouver des intérêts communs, mais au bout du compte, rien ne fonctionne jamais comme il le voudrait. L'homme est seulement trop narcissique pour chercher à faire évoluer sa société. On nait, on transforme tout ce qu'on avale en merde, on baise, on crève. Le schéma est cru, mais simple.
Certains humains ont été capables de créer des choses splendides. Il se trouve que la plupart d'entre eux étaient des rebuts de la société, des fous, des exilés, des passionnés, des incompris, des hors-la-loi, des drogués, des surdoués, des artistes, tout simplement. Ces personnes sont rares. C'est souvent à titre posthume qu'elles sont devenues quelque chose. A quoi aura servi leur vivant, à ce compte là?
Je n'ai aucune foi en l'espèce que nous constituons, dont je fais partie. J'admire l'humain pour sa capacité à se relever de tout. A continuer de produire de l'art même dans les pires situations inimaginables. Et son besoin de faire l'amour sans le but de se reproduire.. Mais je crois que ça s'arrête là. Le plus souvent, nous détruisons tout ce que nous venons de bâtir. »


Mercredi 19 Mars 2008 ; *

« Ça ne va pas.
Il n'y a pas de raison précise, je ne sais pas pourquoi. Je ressasse tellement de choses, c'est vraiment mauvais de s'appuyer tellement sur ses souvenirs.. Ça m'énerve. Je suis faible, je m'autodétruis en me forçant à relire certaines conversations, à me remémorer certaines scènes, certaines journées.. Je devrais être tournée vers l'avenir, j'ai bientôt quatorze ans, quel âge parfait! Jeune et insouciante.. Ouais, c'est ce qu'on dit. Qui prétend que la seule préoccupation des adolescentes d'aujourd'hui est la couleur de leur vernis? Parfois, je me sens tellement en décalage. J'ai l'impression de ne pas correspondre à ce que devrais être. Pourquoi des personnes qui ne m'ont strictement rien fait m'énervent tant? Pourquoi toutes ces blagues stupides ne me font même plus sourire? Pourquoi est-ce que je deviens tellement blasée? Pourquoi je me sens si peu à ma place? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de m'y prendre si mal avec les gens?
Je suis de plus en plus persuadée que l'homme n'est pas fait pour vivre en société. Seuls, on se construirait tellement mieux, mais non, il faut toujours être polie, demander comment ça va même si on en a rien à foutre, répondre "Oui oui" à cette même question parce que ça leur ferait des pieds, aux gens, si on répondait sincèrement. Toutes ces règles qu'il faut en permanence respecter. Non, je ne me sens pas à l'aise, perdue au milieu de tout ça. Perdue, oui.
Parfois, j'envie ces filles qui ont toujours le sourire aux lèvres. Moi aussi, j'aimerais être tellement positive, dégager tellement de bonne humeur; mais je ne peux pas.. Ce n'est pas moi, je me sens stupide dès qu'il y a un geste de réconfort à faire, je ne trouve pas les mots en face d'une personne à laquelle je tiens, je ne souris pas quand je ne connais pas, je suis toujours blasée, froide, hautaine, je regrette presqu'instantanément ce que je viens de dire, et pourtant je me retiens si souvent. Je suis incapable de me conduire bien en société. Je suppose qu'avec le temps on s'habitue, sans doute que d'ici quelques années j'aurais complètement oublié ce que je décris ici mais ce sentiment.. Reste. Tout est tellement éphémère. Mais ça, perdure à travers le temps. C'est normal de ne pas savoir réagir à telle ou telle phrase? C'est normal que le bonheur ou la réussite des autres ne me rendent moi-même.. contente pour eux? C'est normal. "C'est l'âge"; "ça passera". Je ne crois pas que c'est ce que j'ai besoin d'entendre. Je ne sais pas que je veux. J'aimerais bien un rien de compréhension de la part de quelqu'un, n'importe qui..
J'aimerais qu'on s'intéresse à moi sans devenir collant, qu'on soit gentil sans être niais, qu'on me charrie sans me blesser, qu'on soit attentionné mais discret, qu'on sache me consoler sans m'énerver encore plus, qu'on trouve le juste dosage.
En ce moment, je perds mes repères, j'ai ce n½ud au creux du ventre qui me paralyse. Je ne veux pas grandir. Je ne veux pas choisir. Je ne veux pas qu'on m'impose ces choses que je ne souhaite pas. Je ne veux pas de la voie toute tracée qui m'est destinée. Je ne veux pas être inutile. Je ne sais pas ce que je veux, juste ce que je ne veux pas. »




& contrairement aux apparences, non je ne suis pas dépressive. Parler de bonheur est moins long, non?

# Posté le lundi 17 mars 2008 15:58
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 09:05